Le livre L'antisémitisme : la haine générique est dédié à la mémoire de Simon Wiesenthal, qui incarnait la conscience de la Shoah.

Y sont rassemblés des essais provenant d'un large panel d'auteurs, traitant de l'antisémitisme et d'autres formes d'intolérance, de racisme et de xénophobie. Partant de l'idée que l'antisémitisme est un paradigme de la haine, sont examinées à travers ces lignes certaines des raisons qui lui ont permis de prospérer à travers les âges pour être toujours présent à notre époque, malgré la condamnation presque universelle de la Shoah.

Le livre cherche ainsi à comprendre ce paradigme dans toutes ses formes et à suggérer des moyens de l'affronter et de le contrer, au nom des valeurs essentielles de notre humanité partagée.

La version anglaise de ce livre a été publiée en juin 2007. Par la suite, sa version française a été lancée à Paris en mars 2008, la version russe à Moscou et à Saint-Pétersbourg en janvier 2009. Le lancement de la publication en langue espagnole a eu lieu à Buenos Aires, en Argentine, et à Bogotá, en Colombie, en mai 2009.

Suite à l’indiscutable succès des précédentes éditions, L’association Verbe et Lumière – Vigilance, en collaboration avec le Centre Simon Wiesenthal, a décidé de publier une version en arabe, destinée initialement aux intellectuels et aux journalistes du monde arabe. L’objectif ultime serait de sensibiliser le lecteur arabe sur « l’Autre » juif, souvent perçu comme l'ennemi et cible automatique de mépris.

Il s’agit du premier ouvrage du genre en langue arabe. Certains articles ont été modifiés, d'autres ajoutés, pour y intégrer les manifestations d’antisémitisme dans les sociétés du Moyen-Orient.


 

 

Au cours des années 1930, le durcissement constant de l’Allemagne hitlérienne envers ses concitoyens juifs contraint bientôt ces derniers à l’émigration. En juillet 1938, à l’initiative du président américain Franklin D. Roosevelt, se tient à Évian, en France, une conférence internationale destinée à trouver un refuge à des dizaines de milliers d’exilés, juifs pour la plupart. Elle réunit une trentaine d’États, essentiellement européens et sud-américains.

A la fin de la conférence, seulement la République dominicaine avait offert d’accueillir cent mille Juifs, à condition qu’ils soient des hommes célibataires et travailleurs agricoles. Il y avait très peu d’agriculteurs parmi les Juifs, mais quelque cinq cents d’entre eux ont pu émigrer juste après que la guerre eut éclaté – c’étaient les derniers Juifs à pouvoir quitter l’Europe !

Dans ce livre, l’auteur décrit l’évolution de la crise des réfugiés après la Première Guerre mondiale et les tentatives pour répondre à ce phénomène nouveau à l’échelle internationale. Chaque État participant à la conférence se demanda quelles solutions proposer, quel refuge offrir, dans un contexte marqué par le nationalisme et un climat grandissant de méfiance. Et comment concilier un discours d’ouverture et d’accueil alors que, à partir de l’été 1936, du fait de la révolte arabe, la Grande-Bretagne va progressivement fermer les portes de la Palestine à l’immigration juive ?  

La conférence d’Évian fut un échec. Quatre mois avant la Nuit de Cristal, elle entérinait aux yeux de Berlin l’abandon des Juifs par les démocraties, un signal que le Reich hitlérien saura entendre en durcissant la persécution antijuive sans craindre de plus amples réactions.  

Lors de la commémoration du 80e anniversaire de la conférence d’Évian, Shimon Samuels a déclaré : « La conférence de 1938 a signé un arrêt de mort :

- elle a confirmé l’argument d’Hitler que personne n’accueillerait les Juifs où que ce soit ;
- elle a mis en place la stratégie d’apaisement signée à Munich quelques semaines plus tard ;
- elle a justifié le Livre blanc britannique qui a fermé les portes de la Palestine mandataire aux Juifs ;
- elle a conféré une certaine validité à la conférence de Wannsee de 1942, qui a répertorié pays par pays le nombre de Juifs à assassiner, soit au total plus de onze millions. »   

Sosúa fut la première ville dominicaine où les réfugiés juifs furent accueillis et où ils construisirent une communauté autour de coopératives de production agricole. Il s’agit d’une des villes dont le Centre Wiesenthal et Verbe et Lumière - Vigilance proposent la candidature sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.


Pour plus d’informations sur ce livre : https://calmann-levy.fr/livre/indesirables-9782702161463

Choux-fleurs farcis à la viande

Recette de Shoshana Bagdali, née en 1939 en Grèce. Fuyant les nazis, la famille de Shoshana a trouvé refuge auprès des partisans dans les montagnes, menant une vie de fatigue et de souffrance jusqu’à la fin de la guerre. En 1947, elle et ses deux grands frères se sont embarqués sur le navire Exodus pour rejoindre Israël et participer à la naissance de l’Etat.

Ingrédients :
3 choux-fleurs
Pour la farce :
1/2 kg de viande hachée
2 œufs
2 cuillères à soupe d'oignons hachés
sel et poivre
3 cuillères à soupe de chapelure


Pour la panure et la cuisson :
4 œufs
sel et poivre
chapelure
huile de friture


Pour assaisonner :
1 cuillère à café de curcuma
1/2 tasse de jus de citron
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
des tiges de coriandre ou de persil, ou des rosettes de mâche

 

 

Préparation :

Faire bouillir les choux-fleurs dans l'eau salée pendant environ 10 minutes en prenant soin de ne pas trop les cuire. Séparez-les en gros bouquets et coupez chaque bouquet en deux pour y mettre la farce.

Pour la farce, mélangez la viande, les oignons hachés, 2 œufs, 3 cuillères de chapelure, du sel et du poivre dans un bol, puis farcissez les bouquets et pressez-les un à la fois.

Avant cuisson, dans un bol, battre 4 œufs avec le sel et le poivre. Placez la chapelure dans un autre bol. Passez chaque bouquet dans la chapelure puis dans les œufs.

Frire dans une casserole d'huile bouillante jusqu'à ce que le tout soit doré. Retirer du récipient avec une écumoire et déposer sur du papier absorbant.

Servir les bouquets panés dans un plat et assaisonner avec un mélange de curcuma, jus de citron et huile d'olive. Placez deux tiges de coriandre ou de persil, ou une rosette de mâche sur chaque bouquet. 

Le plat est servi !

 

 

Le Livre de cuisine des rescapés – les recettes des grand-mères est un hommage unique à la mémoire de la Shoah, illustrant des recettes de cuisine transmises et réalisées par des survivants avec l’aide de la jeune génération de grands chefs israéliens.

 

Ce livre a été publié par l’association Shorashim, qui a pour mission l’assistance aux personnes âgées et aux survivants de l’Holocauste, avec le soutien de Verbe et Lumière –Vigilance.

 

 

 

Le Livre de cuisine des rescapés – les recettes des grand-mères  parcourt l’histoire des familles, leurs traditions culinaires et propose 24 recettes gourmets du passé. De plus, il valorise l’expérience vivante et créative des « grand-mères » qui donnent des conseils de cuisine et de vie aux « novices » de la gastronomie.

 

Ce livre a eu un succès inattendu sur la scène gastronomique israélienne et a été accueilli par le Salon international du livre de Francfort et classé comme « …un livre spectaculaire !  Un vrai chef-d’œuvre ! Une référence pour les années à venir ! » par Gourmand International.

 

Verbe et Lumière – Vigilance envisage la production et la distribution d’une version en français de ce livre, souhaitant ainsi valoriser l’héritage et la mémoire des rescapés.